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Archive pour octobre 2011

Gestion flexible : une question de performance absolue… et de transparence

La complexité et la variété des offres de gestion flexible ne peuvent plus être appréhendées par les outils de classement traditionnels, ni au regard d’un quelconque benchmark. La communication de ce type de gestion doit donc dépasser le simple inventaire quantitatif, au profit d’une information à la fois plus qualitative et plus qualifiée.

C’est le nouveau Graal de la gestion d’actifs. En ces temps (durablement) volatils et sans tendance claire, les sociétés de gestion ne doivent plus seulement proposer des briques pures, mais adapter leur gestion en permanence aux conditions de marché pour tenir leur promesse de protéger le capital. L’heure est à la gestion flexible. L’objectif ? Désensibiliser les portefeuilles des à-coups de marché en gérant activement les expositions dans le temps. Auparavant réservée aux clients patrimoniaux, la gestion diversifiée flexible s’ouvre désormais aux investisseurs institutionnels, dont certains cherchent à externaliser la composante tactique de leur allocation, imposant en retour de nouveaux standards en matière de communication. Quand les premiers se contentent généralement de porter leurs positions dans le temps sans poser trop de questions, les seconds attendent une transparence et une précision des reportings d’autant plus fortes que la qualité de la gestion et donc, la pérennité de la performance découlent d’éléments intangibles, comme la personnalité même des gérants.

Une nécessité d’autant plus impérieuse que la complexité et la variété des offres de gestion flexible ne peuvent plus être appréhendées par les outils de classement traditionnels, ni au regard d’un quelconque benchmark. Surtout, derrière ce même vocable de gestion flexible se cache une myriade de méthodologies, de partis-pris, de latitudes, d’horizons de gestion, voire de classes d’actifs éligibles. L’hétérogénéité des distributions de performances en témoigne (c’est ce que montre largement l’Observatoire de la Gestion Flexible de Quantalys). Pour apporter la preuve de la qualité d’une méthodologie, pour refléter une différenciation, les sociétés de gestion doivent dès lors être en mesure d’argumenter, d’expliquer les décisions, d’analyser chaque moteur de performance, d’apporter une vision de marché, bref, de communiquer.

Le suivi des performances passées suffisant encore moins qu’avant à emporter une décision d’investissement ou à suivre une position, la communication de ce type de gestion doit donc dépasser le simple inventaire quantitatif, au profit d’une information à la fois plus qualitative et plus qualifiée. C’est désormais le rôle assigné aux reportings, qui doivent adresser au cas par cas la spécificité de chaque fonds flexible, loin des informations génériques construites à l’attention des seuls fonds généralistes.

Emmanuel DELARUE
www.agencefargo.com 

Catégories:ENJEUX

Web : Optimisez la lisibilité graphique de vos performances

Depuis quelques années, les modules graphiques de traitement des données financières se multiplient sur les sites de sociétés de gestion, les sites d’information boursière, voire sur certains sites de conseillers indépendants. Ils permettent en effet d’offrir à l’internaute une vision rapide et intuitive des performances d’un fonds et peuvent dès lors constituer un complément appréciable d’aide à la décision. Surtout, un graphique benchmarké permet de jauger le comportement donc, et la capacité du gérant à générer de l’alpha sur toutes les phases d’un cycle. Il est donc complémentaire d’un simple tableau, qui se contente de livrer des performances sur des périodes données. Reste à créer ces outils. En réalité, il en existe de plusieurs sortes, utilisant différentes technologies. Etat des lieux.

La méthodologie

S’il est possible de créer des graphiques de performance à l’aide d’un simple tableur, leur importation sur un site se révèle hasardeuse, pour un rendu médiocre. Cette pratique est donc à proscrire au profit de modules dynamiques en ligne alimentés par une base de données. Leur fonctionnement est relativement simple et s’appuie sur la saisie des valeurs liquidatives ou l’importation d’un fichier Excel sur un espace d’administration. Ces données sont enregistrées dans une base de données, puis automatiquement restituées sur le(s) graphique(s) du site.

Les technologies

Le type de base de données le plus couramment utilisé est MySQL. En Open Source (donc pas de licence à payer), stable et évolutive, cette technologie a fait ses preuves de longue date. Quant aux graphiques, ils sont  généralement alimentés par un moteur codé en PHP, qui en traitent. Il en existe plusieurs types.

-              Les graphiques en java : s’ils ont connus leur heure de gloire sur des sites comme Boursorama il y a plusieurs années, ils ne sont plus guère utilisés aujourd’hui, car trop coûteux à développer et trop gourmands en ressources.

-              Les graphiques en image : générés par un moteur PHP, le graphique est exporté au format image (jpg, gif, png) à une date précise. Une fois publié sur le site, ce type de graphique a l’avantage de la légéreté et se prête facilement à l’impression et à l’intégration dans d’autres documents, comme un reporting sur Word ou Powerpoint. Restent toutefois deux inconvénients majeurs : une fois exportés, ils n’évoluent pas en temps réel, et ils ne proposent pas d’options d’affichage.

-              Les graphiques en Flash : ce sont les graphiques que l’on trouve le plus souvent aujourd’hui. Ludiques, ergonomiques, ils proposent de nombreuses options d’affichages et peuvent traiter énormément de données, tandis que leur mise à jour peut se faire en temps réel. Leurs points faibles : ils ne sont pas imprimables et ne s’affichent pas sur les plateformes mobiles (Iphone, Ipad, Black Berry).

La bonne pratique

L’avenir du graphique se trouve dans des technologies plus récentes : Le HTML 5, le CS3 et les librairies JQuery. L’association de ces langages permet d’ores et déjà de cumuler l’ensemble des avantages cités précédemment, sans en subir les inconvénients. Surtout, ils pourront dans un avenir proche offrir des possibilités des calculs, de design et d’ergonomie infinies. Il n’est pas trop tard pour sauter le pas.

Antoine ROGER
www.agencefargo.com 

Catégories:BONNES PRATIQUES
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